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GL&SSA N°90-181 - Novembre/Décembre 2019 GL&SSA N°90-181 - Novembre/Décembre 2019 reportage Formation 30 31 Savoir laver... un vrai savoir-faire pour Ecolave ! Pour devenir professionnel du lavage auto, nulle obligation, aujourd'hui, de suivre un cursus officiel de formation... Certains s'en réjouissent, arguant que le métier reste ainsi ouvert à tous. D'autres s'en affligent, pensant que cela participerait à la professionnalisation du métier. Chez Ecolave, on a pris le taureau par les cornes... La formation, Pascal Le Frout, formateur chez Ecolave, aime ça parce qu'il apporte un savoir-faire aux personnes. Et au cœur de cette entreprise du lavage sans eau, c'est d'autant plus vrai que 80 % environ des nouveaux franchisés à qui il s'adresse, sont novices en matière de lavage auto. « Ils découvrent tout », avance-t-il. « Cette formation est donc obligatoire et a lieu avant l'ouverture de leur franchise ». Ecolave propose en tout 15 jours de formation suivie d'une 3e semaine durant laquelle c'est le formateur qui va dans le centre du franchisé pour lui mettre véritablement le pied à l'étrier. Pour marquer l'entrée dans la franchise, c'est le premier jour de cette formation que les stagiaires signent leur contrat qui les lie à Ecolave. Et c'est ce même jour que Pascal débute par l'aspect commercial du travail. « Il y a une méthode, un argumentaire à connaître pour se présenter aux clients professionnels qu'auront à démarcher les franchisés, pour réussir à les convaincre. » Pendant la matinée du deuxième jour, les produits lavants sont à l'honneur : identifier les divers produits de la gamme, connaître leurs caractéristiques techniques, savoir les utiliser en toute sécurité, déterminer avec quel chiffon microfibre les appliquer... Pascal explique également ce qu'est le « pack outillage » dont les opérateurs Ecolave se servent pour leurs prestations : le pistolet, la brosse de rénovation moquette, la lustreuse, les outils pour la rénovation d'optique, l'aspirateur... L'après-midi, Pascal détaille la méthodologie établie par Ecolave pour le nettoyage d'une voiture. « Je leur montre, étape par étape, le traitement du véhicule. Et, avec le manuel opératoire en main, il répète, pour bien mémoriser le process, et en utilisant aussi les produits présentés le matin. » Les troisième et quatrième jours, concernent la mise en pratique pour les stagiaires de tout ce qu'ils ont appris. Ils doivent assurer, dans les conditions réelles, la préparation esthétique d'une voiture : lavage extérieur et intérieur et des options telles que la rénovation d'optiques de phare... A la fin, avec Pascal, chacun des stagiaires contrôle la voiture pour voir si elle correspond au cahier des charges d'Ecolave. « Nous avons une exigence très poussée, quant à la qualité de cette préparation esthétique, c'est ce qui, pour nous, nous démarque de la concurrence », insiste le formateur. « Tant que ce niveau n'est pas atteint avec les stagiaires, on continue ! » Le cinquième jour, Pascal aborde le polissage, le lustrage et la réparation de tissu. Autant de prestations très demandées par les clients finaux et auxquelles donc les stagiaires doivent être formés. Parmi les options proposées par Ecolave, il y a la rénovation des cuirs, le traitement approfondi des jantes et la réparation de pare-brise : sur ces sujets sont donc proposées aux stagiaires des sessions de formations spécifiques. S'ils décident de les suivre, ils reviennent en seconde semaine avec un autre formateur. Pour ce qui est de la partie informatique, de l'apprentissage du fonctionnement du logiciel, il se déroule sur toute la semaine, au fil des activités durant lesquelles il doit servir : enregistrement des commandes de produits, facturation, gestion du fichier client et du fichier prospect, établissement des « bons » de travaux... A la toute fin de la formation, les stagiaires remplissent un questionnaire de satisfaction et ils se voient remettre un diplôme de préparateur esthétique, délivré par Ecolave, et qui représente une certaine reconnaissance pour les stagiaires. Ensuite, pour parachever la formation, un module optionnel est proposé aux stagiaires, en immersion chez un franchisé. « Cela leur permet de répéter sur le terrain ce qu'ils ont appris et de gagner en rapidité et en technicité... avant de rejoindre leur propre centre pour l'ouverture ! ». La principale difficulté pour les stagiaires lors d'une formation chez Ecolave, aux dires mêmes de Pascal, relève de la méthodologie et de sa mémorisation. Concernant les produits, par exemple, il est nécessaire de retenir leurs noms, mais aussi leur mode d'emploi et les parties de la voiture auxquelles les affecter, et dans quel ordre. Outre le processus de lavage à maîtriser, la mise en situation réelle est aussi très formatrice : les stagiaires se rendent compte aussi que leur travail pourra inclure une certaine dose de pénibilité due aux conditions climatiques notamment... Le lavage peut se faire à l'abri dans l'atelier d'un concessionnaire, mais aussi dans les courants d'air d'un garage plus ouvert. « Ils apprennent ainsi que bien se couvrir et se chausser si besoin, est déterminant pour effectuer un travail de qualité... La formation est conçue pour leur faire découvrir leur futur métier tel qu'il est. » Après l'effort, le réconfort, et selon Pascal, c'est une surprise et une vraie satisfaction que ressentent les stagiaires à la fin de leur formation. La surprise de constater l'efficacité des produits et de la méthodologie. Et la satisfaction d'admirer le rendu impeccable sur la voiture qu'ils ont eu en charge chacun pendant toutes ces heures ! Car, et c'est l'autre élément inattendu pour eux, les presque 10 heures de travail par jour de formation sont bel et bien remplies. « De 7h30 à 18h30, c'est du non-stop, confirme Pascal, et c'est aussi de ce point de vue formateur, car un entrepreneur doit savoir bien organiser son temps, l'optimiser. Il ne doit pas avoir de temps mort dans sa journée, il doit garder le cap. » MARIE MARTIN Les stagiaires mettent en pratique tout ce qu'ils ont appris et doivent assurer, dans les conditions réelles, la préparation esthétique d'une voiture, intérieur et extérieur. GL&SSA N°90-181 - Novembre/Décembre 2019 PAROLES DE FORMÉS ! Monsieur Regnier «Cette formation m'a apporté une vision plus réelle du métier. Il me reste maintenant à acquérir l'expérience nécessaire pour mieux gérer mon temps et m'organiser de façon efficace dans le cadre de mon nouveau statut de chef d'entreprise. Elle m'a également permis de confirmer mon choix quant à cette nouvelle orientation professionnelle. Je considère qu'une formation de préparateur esthétique automobile est indéniablement nécessaire, car les techniques évoluent sans cesse. Tout comme le monde de l'automobile d'ailleurs, qui est de plus en plus exigeant ! Trop de personnes font n'importe quoi et tire le métier vers le bas. Il est évident que structurer ce métier apporte plus de crédibilité et de confiance pour les clients. » Madame Chevaydel « Cette formation a été riche et intense : technique, méthodologie et process, le tout selon le concept Ecolave bien sûr ! Il faut tout cela pour procéder à un nettoyage professionnel de véhicule chez nous. Ça n'a rien à voir avec le nettoyage que l'on peut effectuer à titre personnel sur un véhicule. Même si, comme moi, on est une passionnée d'automobile ! Les techniques sont bien différentes, et la qualité des prestations et leur résultat final sont incomparables. Nous sommes là dans le domaine de « l'esthétique automobile ». Les échanges lors de la formation, je les ai trouvés très instructifs pour notre activité de terrain. La transmission du savoir-faire est capitale, et le savoir-être ne peut en être dissocié ! Aussi, cette formation préalable me semble-t-elle indispensable à un bon démarrage d'activité, ainsi qu'à sa pérennité, car la qualité des prestations et le sérieux restent notre cœur de métier et notre atout majeur ! Même si, pour l'heure, je manque de recul sur cette formation et ses suites sur le terrain, je pense vraiment que tout métier s'apprend... et celui que je m'apprête à exercer, comme les autres. En choisissant la franchise Ecolave, j'avais délibérément opté pour une offre de formation de haut niveau de qualité, pour un réel soutien et un accompagnement solide. » PASCAL LE FROUT, FORMATEUR DANS L'ÂME Pascal est animateur de réseau et formateur chez « Ecolave Développement ». Il s'occupe aussi du recrutement des franchisés potentiels. « C'est moi qui fais les premiers entretiens, et si le projet est envisageable, le candidat rencontre alors Jérémy Richard, le fondateur et dirigeant d'Ecolave ». Pascal travaille dans le lavage auto depuis le 2010. Avant cette date, il a évolué dans le milieu industriel. Et ce, pendant 25 ans. « Et puis, j'ai voulu changer d'univers. Et pourquoi pas le lavage auto ? Ça me plaisait bien, car j'aime bien les belles voitures », raconte Pascal. « Je savais qu'Ecolave cherchait un animateur de réseau. Je me suis renseigné : un nouveau concept, des franchisés motivés, un défi qui m'intéressait... J'ai postulé. Le feeling est très bien passé avec Jérémy. Et comme j'avais déjà fait du management et de la formation, mon profil l'a intéressé. Par la suite ma fonction a été élargie. » « Nous avons une exigence très poussée, quant à la qualité de cette préparation esthétique, c'est ce qui, pour nous, nous démarque de la concurrence », indique Pascal. PAROLE DE PRO GL&SSA - Dans le secteur du lavage auto, pensez-vous que les opérateurs manquent de compétences ? Pascal Le Frout, formateur chez Ecolave - « J'ai du mal à savoir... Mais, quoi qu'il en soit, je pense que le métier de préparateur esthétique, c'est un vrai métier ! Et je parle bien de celui de "préparateur esthétique", qui va bien au-delà que le "simple" lavage. Parmi nos franchisés, il y en a qui s'occupent aussi des réglages de véhicules : les niveaux, le carburant, la mise en main, le "gravage", la pose de la plaque d'immatriculation.... Tout autant de prestations qui permettent d'offrir un large panel des services possibles ! Pour ce qui est d'une formation nationale, reconnue par la profession, par l'Etat, elle ne pourrait concerner justement que l'ensemble de ces prestations, pas uniquement le lavage pur. Aujourd'hui, un bon préparateur auto, c'est très recherché, parceque ça n'est pas du tout évident de maîtriser tous ces savoir-faire... Alors, oui, pourquoi pas envisager une formation pour notre secteur économique ?! » ECOLAVE... KEZAKO ? Le lavage à la main est un presque nouveau venu dans le monde du lavage... du moins celui assuré par des acteurs qui se veulent des professionnels. Parmi eux, la marque Ecolave. Répondre à une demande Jérémy Richard, 42 ans, est le fondateur et le dirigeant d'Ecolave. Dès ses 22 ans, il s'est plongé, professionnellement, dans l'univers de la voiture . « Quand je prospectais les garages et les concessionnaires pour ce premier emploi, j'avais des retours constants sur leur difficulté concernant le lavage final, et pour recruter des préparateurs efficaces. Ce manque, j'ai décidé en 2008 de le combler, et j'ai monté ma structure Ecolave, pour proposer une solution externalisée à ces professionnels de l'auto. » L'écologie pour principe Jérémy commence par assurer lui-même la préparation, extérieure et intérieure, auprès de ses premiers clients, dans la région nantaise où il réside. Il a pour concept un principe simple : faire dans l'écologique économie d'eau. « Avec notre lavage sans rinçage à l'eau, ce sont 200 litres environ qui sont économisés », explique-t-il simplement. « Et pour les produits, nous en utilisons qui sont à plus de 90 % biodégradables. » La franchise pour évolution En 2009, il franchit une étape décisive : le lancement de la franchise nationale. S'ensuivent les premières ouvertures. Dès 2010, il créée un service R&D : « Nous devions choisir les bons produits sans rinçage, pour pouvoir fournir les bons outils à nos franchisés...». Parallèlement, Jérémy apprend son métier de franchiseur, une profession à part entière selon lui. Il recrute deux animateurs de réseau en charge de soutenir les nouveaux franchisés, lors de leur phase de lancement : pour trouver des clients pros, mais aussi pour le rodage technique. Est mis également en place, dès les débuts, un logiciel secondant les franchisés dans la conduite de leur entreprise, la comptabilité notamment. Du lavage, mais pas que... En 2011, Jérémy développe l'activité d'Ecolave au-delà du seul lavage : il y ajoute le « smart repair », ou réparation rapide... qu'il veut être dans la même veine écologique que le nettoyage puisque tout ce qui est réparé n'est ni jeté, ni remplacé. « Au fur et à mesure des années, nous avons ajouté des prestations. Et aujourd'hui, nous assurons la réparation des jantes en alu, des selleries en cuir et en tissu, la rénovation d'optiques des phares, la réparation des impacts sur les pare-brises, le traitement des rayures et micro-rayures, la protection, le lustrage et le polissage de la carrosserie. » En centre et en mobilité ! Aujourd'hui, Ecolave, ce sont 56 points de vente, soit fixes, soit sous forme d'unités mobiles. Et deux animateurs réseau sur toute la France pour s'occuper d'eux. Avec une clientèle plus professionnelle pour le lavage, et à égalité avec les particuliers pour la réparation rapide. Les prestations se font indifféremment en centre Ecolave, comme chez le client. « Elles sont organisées avec le support de mallettes, qui peuvent donc être utilisées dans l'atelier Ecolave comme ailleurs. » Nécessaire modernisation Deux chantiers occupent Jérémy à l'heure actuelle. La digitalisation de son offre d'abord : ses franchisés qui disposaient d'un logiciel classique auparavant chargé sur leur ordinateur, vont désormais pouvoir utiliser leurs divers écrans, mobiles y compris bien sûr, pour tout gérer. Qu'il s'agisse de leurs données internes comme celles envoyées aux clients finaux. La dématérialisation des documents est aussi en cours. Pour les clients professionnels, la remontée des informations concernant leur flotte est rendue possible et efficace : cela leur permet de gérer au mieux leurs véhicules. Des centres pour capter des clients Le deuxième axe stratégique, c'est d'ouvrir des centres fixes, pour drainer notamment la clientèle particulière et urbaine. « Ils permettent, explique Jérémy, de mieux capter ces clients-là : il est plus difficile de bien les servir car c'est compliqué d'effectuer les prestations à leur domicile ». Et la qualité de service est le cheval de bataille de Jérémy, qui estime que la satisfaction de la clientèle finale réside avant tout dans ce souci du respect du client, tant au niveau de l'accueil humain que du rendu final du véhicule. La formation au service de la qualité... C'est pourquoi Jérémy voit la formation comme déterminante. « Bien sûr, chez Ecolave, elle est nécessaire : c'est un concept avec une identité forte qu'ont à défendre les franchisés. Et ces derniers, des cadres ou des personnes en reconversion pour la plupart, viennent souvent d'horizon tout autre que le lavage auto. Alors, même s'ils apprécient tout ce qui tourne autour de la voiture en général, la transmission du savoir-faire est obligatoire. » Formation = professionnalisation Plus globalement, au niveau du secteur du lavage, le fondateur d'Ecolave pense que davantage de formation serait bénéfique. « On ne s'invente pas réparateur de siège en cuir, par exemple, il y a une technique. De même pour le lavage, ou ce que j'appellerais plutôt de la préparation esthétique. Si on veut que ce métier soit valorisé, la formation est importante. Il faut éviter que des personnes non formées desservent, aux yeux de la clientèle grand public, notre métier par leur manque de professionnalisme. » Les opérateurs Ecolave utilisent le « pack outillage » pour leurs prestations : le pistolet, la brosse de rénovation moquette, la lustreuse, les outils pour la rénovation d'optique, l'aspirateur... A la fin, chacun des stagiaires contrôle avec Pascal la voiture pour voir si elle correspond au cahier des charges d'Ecolave. Crédits photos : Marie Martin