stationequipeabonnementboutiquepubContact

GL & SSA N°77-168 - Septembre/Octobre 2017 GL & SSA N°77-168 - Septembre/Octobre 2017 Matériel DOGWASH 16 17 Lavage pour tout... animaux compris ! En France, elles sont déjà une trentaine à avoir été implantées dont un dizaine dans des centres de lavage. C'est Kevin Steichen qui commercialise cette machine, appelée Dogwash. Imaginons Médor, un brave chien comme son nom l'indique. De la voiture de son maître, Médor descend donc. Il se trouve alors devant un bloc en acier et inox de qualité supérieure pour pouvoir résister aux intempéries, au vandalisme... bref, pour pouvoir fonctionner en extérieur. Médor voit aussi le petit toit (optionnel) qui abrite la machine et ses utilisateurs, maître et chien, si besoin. Cet équipement, Médor le trouve assez imposant : c'est en effet le modèle XL qu'il a devant lui. Parmi les cinq qui composent la gamme, c'est le plus vendu aux exploitants de centres de lavage. Son tarif attractif, son positionnement milieu de gamme, son aspect bien fini, et sa taille plus grande que les autres modèles, l'expliquent. Médor se réjouit aussi de le trouver très propre. Sans doute l'exploitant du centre sait-il l'entretenir : produit pour vitres et chiffon microfibres sur l'écran et sur les parties en inox pour faire disparaître les nombreuses éclaboussures. Du sol, Médor voit une porte ouverte : elle donne dans un bac de lavage, un peu en hauteur. Il se hisse alors à l'intérieur. Et derrière lui, la porte se referme : elle est aimantée et permet donc une certaine sécurité quant à une ouverture inopinée. Le voilà sur la plateforme de lavage. Avec son sol antidérapant, celle-ci apporte un vrai confort aux quatre pattes. Médor prend ses aises sans savoir qu'en dessous de lui se trouve un triple système de filtration de l'eau : il faut éviter que les poils ne partent dans le circuit des eaux usées. Là encore, Médor apprécie la propreté des lieux : c'est certain, une fois par jour, l'exploitant doit laver tout ceci avec la douchette, pour envoyer les poils dans le filtre, et ensuite, enlever les filtres pour jeter les poils à la poubelle. Cinq minutes de travail, et une vraie satisfaction pour Médor et son maître. Et pour l'exploitant aussi sans aucun doute, car cela maintient en état sa machine ! Une fois Médor bien placé sur la plateforme, son maître l'attache par deux petites chaînes. Non pas que le bac soit une prison, mais il vaut mieux que Médor se tienne tranquille face à l'eau et au shampoing. Cela évite aussi qu'il ne saute hors de la machine, perturbe la circulation sur le centre, et se mette du coup lui-même en danger. D'un ?il, Médor surveille son maître qui regarde l'écran intégré (une option la plupart du temps prise par l'exploitant) au coffret technique du Dogwash. Dessus, Médor voit des photos et des vidéos de ses congénères, mais surtout des indications sur son propre lavage à venir : les produits disponibles, la durée du lavage, les conseils pour nettoyer les animaux. Il les entend aussi puisque ces informations sont également délivrées par une voix synthétique (huit langues possibles). Quatre produits sont proposés dans des dosages précis pour être efficaces : le shampoing classique ; le démêlant-adoucissant qu'il paraît essentiel d'utiliser de temps en temps pour les chiens à poils longs et mi-longs ; le shampoing anti-parasitaire qu'il est conseillé d'appliquer tous les deux à trois mois ; le produit de désinfection à destination de la machine elle-même. Le maître de Médor choisit un des programmes et paie. Médor le voit insérer des jetons dans la machine, les mêmes que ceux utilisés pour le lavage de la voiture. Un système pratique pour le client qui peut ainsi les utiliser indifféremment pour son auto ou son animal. Mais il y a aussi deux autres options de paiement possible avec le Dogwash : le règlement en billet ou avec une carte bancaire, en sans contact aussi, par le biais d'un boîtier Nayax. Voilà le lavage de Médor commencé. Immobilisé, il reste tranquille lorsque la douchette, qui déverse une eau à 35°C, l'asperge. Une fois bien mouillé, son poil reçoit l'un des quatre produits de la machine, ou un autre, extérieur, que privilégie son maître. Dans ce cas-là, c'est savon perso et programme de rinçage à l'eau claire uniquement. Et pour que le lavage ne soit pas synonyme de marathon, le maître de Médor peut faire des pauses dans le programme : ainsi peut-il prendre son temps pour savonner, rincer, rassurer et calmer si besoin son meilleur ami. Ce dernier est admiratif : ce Dogwash, c'est la liberté... de lavage ! Finalement Médor se trouve tout propre... trempé aussi. Voilà donc la séance de séchage : par l'embout prévu à cet effet, de l'air chaud est diffusé. Mais Médor apprécie grandement, pour plus d'efficacité dans un premier temps, que son maître le frictionne avec une serviette. Justement le responsable du centre a pris l'initiative d'en proposer à la vente au cas où les propriétaires de chiens n'auraient pas pensé à en apporter une. Tout ébouriffé, mais encore humide, Médor est ensuite sécher à vitesse maximale : il y en a deux de possible... mais Médor, lui, préfère la rapidité, et il n'a peur de rien même pas du grand vent ! Son lavage terminé, il n'a plus qu'à descendre du bac et remonter dans la voiture. En 10 minutes et pour 10 € (en moyenne), Médor a recouvré son poil brillant et son odeur de chien propre ! Marie MARTIN Côté technique... Le Dowash doit être raccordé au centre de lavage pour l'eau, l'électricité et internet (optionnel) pour remonter les chiffres et assurer les mises à jour informatiques. L'eau peut arriver chaude ou froide. Dans ce dernier cas, il faut veiller à installer un ballon dans le coffret technique. A l'intérieur aussi, il y a la production d'air pulsé chaud, le panneau électrique de gestion des flux, les pompes et les réservoirs de produits lavants. Bien sûr, un ordinateur gère le fonctionnement du coffret technique, qui est fermé par une serrure trois points. Côté design... Le Dogwash en lui-même est un bloc de métal, certes aux arrêtes arrondies, mais sinon assez commun. Pour le rendre plus attractif, il est décoré : d'abord à droite, de façon obligatoire, par le biais du tracé de son nom. Il est découpé au laser dans la plaque métallique frontale pour ménager ensuite un rétroéclairage esthétique. Ensuite, d'autres découpes au choix de l'exploitant permettent aussi de l'égayer. Le tout peut afficher une seule couleur ou plusieurs qui se succèdent pour modifier régulièrement l'apparence visuelle de l'installation. L'exploitant peut aussi disposer, en option, d'une enseigne lumineuse « Dogwash » pour annoncer de façon efficace la présence de la machine. Il la relie à l'installation électrique de son propre centre. D'ordinaire, c'est sur l'écran intégré que le client peut avoir le mode d'emploi. Mais si l'exploitant veut un panneau supplémentaire, Kevin peut l'aider à le créer. Pour ce dernier, ce peut être effectivement une bonne idée d'en faire un, car le Dogwash reste un concept novateur qui peut interroger... Et ce panneau lui paraît d'autant plus important si personne n'est présent sur le centre. Photos Martin Kevin Steichen et le Dogwash : toute une histoire ! Un parcours éclectique Après avoir étudié le commerce, Kevin a enchaîné les expériences : dans le secteur des loisirs créatifs, dans celui du multimédia, dans le domaine des abris de piscine et des piscines elles-mêmes, dans la vente automobile? En 2014, il décide de s'expatrier en Nouvelle Zélande : il est là-bas chef de chantier dans le BTP. C'est, ensuite, lorsqu'il s'établit à Brisbane en Australie, qu'il aborde pour la première fois le monde du lavage auto : il devient gérant salarié d'un des six centres que compte le groupement appelé Zoom Car Wash. Il a en charge dix salariés qui s'occupent de cinq pistes haute-pression, six aspirateurs, un tunnel de 35 mètres de long, un espace lounge, deux Dogwash et un atelier de préparation intérieure. Retour en France Le secteur ne lui déplaît pas, car, il le reconnaît, il n'est jamais mécontent au volant d'une voiture. Une attirance qu'il vit depuis qu'il est tout petit. Mais le travail en lui-même ne le satisfait pas tant? Et puis la France et la famille sont loin. Et puis son visa expire. Bref, retour dans le Var, avec l'envie de développer un concept trouvé dans un pays sur un nouveau marché. Pourquoi pas le Dogwash ? Cet équipement l'a bien intéressé, car Kevin est passionné par les animaux. En 2015, parallèlement à un travail alimentaire, il étudie la question? et se focalise finalement sur le Dogwash de la société IClean. Celle-ci existe depuis 100 ans et s'est spécialisée dans le lavage et les garages automobiles. Elle est implantée en Hollande et reste donc accessible depuis le Sud de la France. Depuis six ans, elle fabrique le Dogwash, équipement leader sur le marché du lavage des animaux. Et pour Kevin, cette machine est la plus aboutie de celles proposées sur le marché. Après une visite au siège de IClean, en mars 2016, il revient avec son contrat de représentation exclusive sous le bras. Parti pour l'aventure... Kevin Steichen est donc aujourd'hui DG de Dogwash France, distributeur exclusif dans l'Hexagone, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg de IClean, dont le siège est à Toulon. Depuis plus d'un an, il s'attèle à faire connaître sa machine et à en expliquer l'intérêt et le fonctionnement, que ce soit auprès des exploitants comme envers les clients finaux : la nouveauté ne va pas toujours de soi ! Le site internet de son offre, essentiel à ses yeux, les cartes de visite, le catalogue, les prospectus, le fichier clientèle... bref, tous les documents de communication pour ses marchés, il les conçoit pour créer l'envie. Il s'occupe aussi de la prospection, de l'accompagnement des clients intéressés, de la comptabilité, de la gestion, des quatre machines implantées avant son arrivée mais dont il assure le suivi désormais... Premiers résultats En septembre 2017, on comptera trente Dogwash en France, ce qui marque une importante évolution de la marque sur le marché. C'est le résultat du travail acharné de Kevin, mais aussi de trois agents commerciaux, d'un distributeur implanté en Corse et d'autres prestataires spécialisés dans la communication, l'informatique, l'installation des machines... Répartition des clients : 40 % dans des centres de lavage + 40 % dans des jardineries et animaleries + 20 % chez des vétérinaires et des toiletteurs A l'avenir... Sachant qu'en Australie, on recense 350 Dogwash pour 4 millions de chiens, on pourrait imaginer qu'avec ses 8 millions de toutous, la France pourrait atteindre les 700 machines de ce type? c'est en tous cas ce que pense Kevin ! Et il réfléchit, pour séduire toujours plus d'exploitants, à leur vendre un pack complet comprenant un box pour le Dogwash, une signalétique complète, des opérations de publicité et de communication? bref de quoi satisfaire pleinement les exploitants qui ne voudraient s'occuper de rien ! Pourquoi s'équiper d'un Dogwash ? Pour le client final? Le premier des arguments de Kevin vis-à-vis des exploitants, c'est celui qu'il voit pour le client final : « le Dogwash est une solution alternative au lavage, avec dégâts possibles, dans sa baignoire, ou à l'onéreuse séance de toilettage ». Voilà donc pour le pratique et l'économique qui font venir, selon Kevin, les propriétaires d'animaux au Dogwash. Pour l'exploitant? Ensuite, il égrène les atouts de sa machine pour l'exploitant lui-même. Elle représente d'abord un service supplémentaire payant qui, dans la conjoncture actuelle pas toujours facile, permet de collecter des ressources additionnelles, mais aussi de se différencier des autres centres. Ensuite, c'est le bon retour sur investissement que met en avant Kevin, qui pointe le faible coût d'installation du Dogwash. « Avec peu de travaux, cette machine permet aussi de rentabiliser de l'espace disponible. Et elle demande peu d'entretien », ajoute-t-il. A ce propos, la garantie du Dogwash est d'un an et le service après-vente est géré par Kevin. « Nous avons toutes les pièces en stock en France et aussi aux Pays- Bas », précise-t-il. Il a aussi un contrat de maintenance à proposer, mais il n'a pas encore été privilégié par un client pour une raison très compréhensible, estime-t-il : « il s'agit là d'une mécanique très simple en fait ». Peu de contraintes Les conditions de son implantation sont peu nombreuses : « un bassin de 20 000 habitants suffit pour que le Dogwash soit rentable », estime Kevin. Les grandes surfaces s'intéressent d'ailleurs à cet équipement : « mais attention, prévient Kevin, à la qualité de service qui doit être adaptée à la bonne image que je veux pour le Dogwash ! ». Une machine non entretenue ou sale, à la vue des clients finaux notamment, il n'en veut pas. « Je vendrai oui, mais avec des conseils sur l'hygiène, la maintenance, l'accueil... ». Bien sûr, l'emplacement, en ville (il faut un minimum de place tout de même), en périphérie et à la campagne sont possibles : quoi qu'il en soit, au même titre que pour les centres de lavage, l'emplacement est vraiment déterminant. Photos Martin Le Dogwash est un revenu complémentaire facile à mettre en place dans un centre de lavage... La marque Dogwash est découpée au laser dans le métal pour un rétroéclairage très design... Comment s'équiper d'un Dogwash ? La réponse est assez simple, et c'est Kevin qui la donne. « La plupart du temps, l'exploitant intéressé par notre machine consulte en tout premier lieu notre site internet. Ensuite, il me contacte. Je réponds à ses questions : esthétique, taille, budget, tarifs, rentabilité prévue... Puis, un de mes collaborateurs ou moi-même nous déplaçons pour contrôler les raccordements et les besoins en génie civil. Si l'exploitant est suffisamment expérimenté dans ce domaine technique (ce qui arrive fréquemment dans le secteur du lavage auto), on peut se passer de cette vérification sur le terrain. Le client choisit parmi nos cinq modèles. Bien sûr, il y a un devis édité et les négociations classiques. Le prix d'un Dogwash va de 13 000 à 20 000 €. Une fois le contrat signé, le client est livré sous un mois à un mois et demi. L'installation de la machine, nous la facturons séparément pour 500 € ».