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GL & SSA N°72-163 - Novembre/Décembre 2016 Reportage A PONTIVY, UN CENTRE POUR TOUS 8 9 GL & SSA N°72-163 - Novembre/Décembre 2016 Lav'Auto 56, entre lances et portiques Dans les environs de Pontivy, dans le Morbihan, les centres de lavage ne sont pas légion : quatre seulement. Et c'est celui de Patrick Robic qui semble s'imposer, grâce notamment à sa situation : Lav'Auto 56 est implanté sur le parking d'un Leclerc, un atout indéniable pour son exploitant ! Un développement sans entraves Son tout premier centre de lavage de quatre pistes haute-pression, Patrick Robic l'a ouvert en 1989 sur le parking d'un magasin Leclerc. Il existera de 1989 à 2000. Cette année-là, Monsieur Robic décide de le fermer? pour en rouvrir un, dans la foulée, sur une plus grande parcelle voisine, toujours sur le même parking. Il passe ainsi de 2 000 à 3 000 m2 de surface. Cinq pistes haute-pression et un portique y prennent place. En 2008, un second portique y est ajouté. La haute-pression en chantier En 2014, Patrick estime que son centre a vécu, et il décide d'agir : « après 12 ou 15 ans, le matériel est usé, et puis, pour préserver l'image vis-à-vis de la clientèle, il faut aussi se remettre au goût du jour ! ». Sur la partie haute-pression, il change tout : « il ne restait plus que les fosses en fait ! Je me suis adressé à Emic pour les cinq pistes. Et je me suis gardée la conception de la charpente, que j'ai dessinée avec l'aide de l'agence nantaise AMD ». Outre l'inox pour que « ça tienne bien », il choisit du gris et du orange pour l'aspect esthétique : «  je voulais que ce soit à la mode, actuel ». Et puis, il veut aussi créer une certaine homogénéité avec son environnement : dans le logo de Leclerc, il y a du orange aussi. Son but avec ces deux couleurs qui flashent ensemble, c'est aussi bien sûr, d'attirer l'?il. Au tour des portiques? Pour la partie portiques, c'est en avril 2016 que Patrick décide de les remplacer et de les couvrir. Il reste pour cette opération attaché à WashTec : « à vrai dire, je ne me suis pas vraiment posé la question de la marque, se souvient-il, parce que j'en étais content. Quand mon prestataire respecte ses engagements, quand son SAV est efficace, quand les produits sont de qualité?. pourquoi changer ? ». Pour la haute-pression, c'était différent, fait-il remarquer : « WashTec a toujours été très en pointe sur le portique, c'est son fer de lance en France. Mais, pour la haute-pression, je vous avoue n'avoir pas été très démarché au moment où j'ai rénové mes pistes ». A l'époque, Emic était plus en vogue sans doute dans ce domaine? et surtout, Patrick appréciait beaucoup l'efficacité du technicien de cette marque sur son secteur ! Un adepte du portique « Certes, il y a 15 ans, le lavage en portique, ça rayait, c'est un fait. Mais maintenant, ça n'est plus le cas ! ». Combien de fois Patrick a répété cela, et l'a expliqué et démontré à ses clients? « Il a vraiment fallu les éduquer, mais aujourd'hui, je vois même des propriétaires de voitures de luxe utiliser mes portiques ! ». Outre l'efficacité de ces machines, Patrick apprécie aussi l'effet visuel qu'elles produisent sur le client : il porte donc grande attention à leur look. Il y a les couleurs attirantes, mais aussi l'éclairage par leds sur les deux côtés sous forme de traits lumineux et le bandeau défilant en façade. C'est également par souci esthétique que Patrick a choisi de couvrir ses portiques, car cela laisse aussi plus de possibilité de décoration. Bien sûr, la couverture lui permet aussi de protéger ses machines et d'éviter de trop longues périodes d'inactivité en cas de fortes intempéries. C'est aussi pour Patrick, une façon de se démarquer de ses concurrents, puisqu'il est, pour le moment, le seul à présenter ce type d'accessoire. Aujourd'hui, un centre complet Les cinq pistes haute-pression de Lav'Auto 56 proposent divers programmes : lavage des jantes, pré lavage, lance-brosse, rinçage, cire, finition anti-traces?. Les clients ont à leur disposition trois lances différentes. Pour ceux qui préfèrent les portiques : deux SoftCare² TurboNozzles identiques. Trois aspirateurs sont aussi installés. Et pour le bon fonctionnement du centre, Patrick a implanté sur son terrain un local technique et un autre pour le stockage des produits et du matériel. Les clients peuvent payer sur trois bornes : une dédiée à la haute-pression, et deux autres, de marque CK square, pour portiques, qui acceptent monnaie, jetons et CB classique. Un employé? mais à temps partiel  Patrick Robic avait, jusqu'en 2011, date à laquelle il l'a vendu, un centre auto à deux pas de son actuel centre de lavage. Erwan y travaillait. Cette collaboration a perduré : « Il passe entre midi et deux pour voir si tout va bien, et il revient le soir pour nettoyer et relever l'argent du jour ». Pendant le reste de la journée, si les clients ont besoin de quelque chose, s'il y a une panne ou un monnayeur bloqué, ils se dirigent naturellement vers le centre auto voisin et y trouvent Erwan, justement. Un centre autonome « Vous savez, dans mon centre auto, j'avais tout de même 14 employés, affirme Patrick, je connais donc bien les charges que cela implique d'avoir des salariés ! Alors, aujourd'hui, comme je n'ai pas besoin de plus que ces interventions d'Erwan, je ne veux pas aller plus loin ». Et Patrick d'ajouter qu'avec une activité si aléatoire et dépendant de la météo, c'est risqué d'avoir une personne à temps complet : « Imaginez, avec 15 jours de pluie, cela fait trop de charges pour rien ! ». Patrick conclut sur une note optimiste : « Et puis, si vous avez du bon matériel, vous n'avez pas besoin de personnel pour veiller dessus, n'est-ce pas ? ». Le lavage avant tout ! Une boutique ? A quoi bon, estime Patrick, qui affirme ne pas chercher à augmenter à tout prix (celui d'un salaire notamment) ses revenus additionnels? Des distributeurs alors ? Une laverie automatique occupe une parcelle, mais Patrick ne fait que louer le terrain. « Des distributeurs, oui, je pourrais en mettre : du pain, du coca, de l'eau, ça marcherait? mais pas avec un Leclerc à côté ! Pourquoi irai-je marcher sur les plates bandes des autres ? Il est préférable, je pense, de rester dans son métier, et de ne pas se mettre mal avec les autres commerçants ». Ni avec ses voisins d'ailleurs, avance-t-il. C'est pourquoi il va modifier les horaires de son centre : « il fonctionne 7j/7j, de 7h à 22h pour les portiques?et bientôt aussi pour la haute-pression, qui jusqu'à maintenant était en 24h/24h ». Des clients fidèles En semaine, il s'agit surtout de femmes, note Patrick, à 70 %. « J'ai été surpris au début, parce que je ne pensais pas que les femmes lavaient leurs voitures : je m'imaginais qu'elles devaient trouver ça dégradant? mais je me trompais, elles viennent sans a priori et en nombre ! ». Le weekend, c'est plus mélangé : il y a pas mal d'hommes qui prennent soin de leur véhicule pendant que Madame fait les courses au Leclerc. « Eh oui, l'importance de l'emplacement, toujours? », insiste Patrick. Pour ce qui est des préférences de ses clients, Patrick estime à 60 % la proportion de ceux qui lavent à la lance. Ceux qui privilégient les portiques peuvent dépenser de 4 à 16 ?. « Et nombre de mes clients choisissent le programme à 16 ?, s'étonne Patrick, nous sommes en crise, et 16 ? cela représente tout de même une somme, non ? ». Marie MARTIN Pour le renouvellement de la haute-pression, Patrick Robic a fait confiance à Emic Groupe. Pour les portiques, Patrick Robic reste attaché à WashTec. Photos Martin Les bornes de paiement des portiques sont des CK Square. Un local technique et un autre pour le stockage des produits et du matériel ont été installés. Photos Martin Vive le lavage ! Entre Patrick et la voiture? « J'ai fait toute ma vie dans l'auto ! ». Voilà le décor planté. Effectivement, Patrick, après avoir été apprenti, continue comme magasinier, puis commercial, puis directeur commercial, dans une entreprise de fourniture automobile. Il en devient finalement directeur des ventes. Il en a fait le tour et décide de voler de ses propres ailes : il se lance dans la vente de pièces détachées, mais ses espérances ne sont pas comblées? Cap sur le lavage Patrick s'en rappelle très bien : c'était un week-end, et, avec sa femme, ils étaient partis vers Saint-Brieuc? « Et là, je passe devant un centre Eléphant Bleu superbe ! J'ai pilé et dis à mon épouse :  Il m'en faut un pareil ! Comprenez, à Pontivy, on n'avait rien de semblable, pas de centre avec des services de lavage concentrés en un lieu. » Patrick parle seulement de la structure du centre, le système de la franchise, ça n'est pas son affaire : « j'aime être indépendant, et je préfère garder l'argent que je gagne pour moi ». A Pontivy, mais où ? Il se met alors en quête d'un terrain, d'un « bon » terrain, bien sûr. Par l'intermédiaire d'un ami, il achète sur le parking du Leclerc local, une première parcelle. « Ce terrain avec comme locomotive cette enseigne, c'était inespéré ! », se réjouit-il encore. Au final, Patrick, et il en est conscient, n'a eu aucun problème, à l'époque, pour trouver un terrain? ce qui pourtant s'avère souvent délicat actuellement, il le sait. Et avec quels fonds ? En ce domaine aussi, Patrick sait qu'aujourd'hui, ce n'est plus comme avant. En 1989, il le dit simplement, il n'avait pas d'argent : les banques le reçoivent cependant, et lui demande évidemment une caution. « Caution que je ne voulais pas donner, précise Patrick. Je leur ai donc proposé de prendre une hypothèque sur le terrain, sur ce terrain précisément, aux portes d'une grande surface, c'était une vraie assurance pour eux ! Et elles ont accepté? ce qui ne serait pas envisageable aujourd'hui ! ». Le centre fonctionnant bien, Patrick a ensuite levé l'hypothèque pour recouvrer son indépendance chérie ! « Moi, je n'aime pas être menotté?».