Antoine : une voiture pro et perso à laver" />
  stationequipeabonnementboutiquepubContact

GL&SSA N°97 - Janvier/Février 2021 avis Paroles de client final Antoine : une voiture pro et perso à laver C'est à La Rochelle qu'Antoine, 41 ans, marié et père de trois enfants, réside. Son foyer dispose de deux voitures. Celle dont il se sert, une Renault Scénic, est une voiture de fonction. Responsable d'agence dans une entreprise de travaux publics, il n'est pas habitué à voir sa voiture toute propre... Sa voiture, Antoine l'utilise donc pour se rendre sur ses chantiers de travaux publics. C'est-à-dire qu'il s'en sert tous les jours et souvent pour des trajets plus longs que la moyenne des déplacements professionnels. A ces occasions bien sûr, elle se salit, extérieurement comme intérieurement, plus que d'ordinaire pour des véhicules professionnels : boue et projections pendant les saisons pluvieuses et poussière pendant l'été. Mais aussi du sable, gravillons et autres matériaux propres au BTP. A noter que cette voiture est aussi utilisée pour les longs trajets familiaux effectués lors des vacances. Elle se salit donc encore à ces moments-là. Tous les trois ou quatre ans, Antoine se voit confier par son entreprise, une nouvelle voiture, neuve. Entre temps, il a l'habitude de la laver une fois par mois pour ce qui est de l'extérieur : « Je vais au centre Leclerc à côté de chez moi. A la maison, ma voiture est garée dans la rue de toute façon, je ne pourrais pas le faire là », confie-t-il. Il découvre lors de ce reportage l'interdiction de laver soi-même à domicile. Pour l'intérieur, Antoine ne nettoie que tous les six mois, juste avant son départ en grandes-vacances en famille. Et là, il utilise l'aspirateur... le sien, chez lui. C'est son grand lavage de l'année, et il tient à avoir le temps de bien le faire. Armé de produit lavant, de lingettes pour le plastique, et de chiffon pour la poussière. Et pour les vitres... Il avoue ne pas vraiment penser à les faire avec un produit spécifique. De toute façon, il n'apprécie pas particulièrement les odeurs autres que neutres dans l'habitacle. Quand arrive l'échéance de restitution de la voiture, Antoine fait appel aux services d'un centre spécialisé dans le nettoyage à la main. Il tient à rendre sa voiture la plus rutilante possible. « Je dépense alors environ 200 euros. Je dépose ma voiture un jour et je la récupère le lendemain. Et ça vaut le coup je pense, parce qu'ils lavent tout dans les moindres recoins, extérieurs et intérieurs, y compris le coffre... Tout ressort nickel. Ils enlèvent même les sièges ! Je sais qu'il y a une option pour le lavage des sièges aussi, mais je ne l'ai jamais prise... Peut-être la prochaine fois ? » Pour réaliser ce reportage, nous l'emmenons faire laver sa voiture chez un spécialiste du lavage à la main qui propose un lavage extérieur et intérieur en 30 minutes, sans rendez-vous, pour un montant de 42 euros. Antoine n'a jamais essayé ce service. Il ne savait pas qu'existait un lavage intermédiaire possible entre le tout automatique à moins de 20 euros et le complet à 200. Peut-être est-ce, pense-t-il, parce que dans son centre habituel, au Leclerc, ce service-là n'est pas proposé. Il avoue n'en rien savoir, mais se promet de se renseigner... Parce qu'il a été convaincu par ce type de prestation. « Je ne vous cache pas qu'après ce lavage, j'ai repensé à mon lavage à 200 euros tous les trois ou quatre ans : je ne dis pas que celui à 42 euros pourrait remplacer celui à 200, il ne faut pas exagérer, mais la différence entre les résultats, les prix, le temps d'immobilisation... est aussi notable. Quoiqu'il en soit, je pense que je retenterai l'expérience et dans pas si longtemps ! ». Antoine raconte que certains de ses amis qui connaissent l'état normal de propreté relative de sa voiture, lui ont demandé, amusés, ce qu'il lui avait fait subir comme traitement. Et parmi ces connaissances, deux ou trois sont désormais tentées par l'expérience. La seconde voiture du foyer est une Renault Mégane Break Renaut. Elle date de 2007 et sert surtout à Laure, épouse d'Antoine. Utilisée quotidiennement également, elle parcourt cependant beaucoup moins de kilomètres que la Scénic. Et elle se salit relativement peu, même si elle transporte régulièrement les trois enfants du couple. Elle n'est, selon Antoine, lavée qu'une fois par an pour l'extérieur, dans un centre, et au portique. Et deux fois pour l'intérieur, à domicile dans une maison de vacances. « Avec Laure, nous chargeons les enfants de la laver, contre une petite pièce. Ça ne les passionne pas plus que ça de laver, mais ça leur permet d'alourdir leur porte-monnaie ! ». GL&SSA - Antoine, que pensez-vous des diverses techniques de lavage auto ? Antoine - Avant j'utilisais les lances haute pression, en partie parce qu'il se disait que les brosses des portiques rayaient les carrosseries. Mais j'imagine que tout ça, c'est du passé et que les portiques ont bien évolué ! Aujourd'hui, j'apprécie le tunnel, et le lavage complet extérieur qu'il permet. Pour moi, le tout automatique c'est tout simplement plus facile, plus rapide, et plus agréable puisque je peux rester dans ma voiture sans rien avoir à faire. C'est à la grande surface à côté de chez moi que j'ai découvert cette technique. Il y a un an et demi, un tunnel a été implanté là : c'était tout neuf et nouveau, et ça m'a intrigué, alors j'y suis allé par curiosité d'abord. Par rapport au portique classique, c'est un lavage plus long, et plus sophistiqué : ça passe bien sur les bas de caisse, les jantes. Il y a plusieurs programmes possibles, du prélavage au séchage. Moi je prends le plus cher, à 12 euros. Comme je ne viens qu'une fois par mois, ça me parait tout à fait honnête comme prix. Mais je pourrais aussi prendre celui, de base, à 6 euros. Ce que je fais d'ailleurs, parfois, quand je passe au centre lorsque ma voiture est vraiment trop sale. Ces différents tarifs, c'est bien, ça laisse le choix au client, selon l'état de sa voiture, de sélectionner le lavage adapté. Par exemple, moi, ce que je valorise dans mon programme c'est le prélavage inclus : ma voiture est souvent bien sale dans les parties basses à cause de mes déplacements sur les chantiers. J'aime bien aussi voir ma voiture briller, même si ça ne dure que quelques jours, alors le lustrant, dans le programme haut de gamme, me convient très bien. GL&SSA - Que pensez-vous des accessoires proposés pour le lavage intérieur ? Antoine - Celui que j'utilise le plus, c'est bien sûr l'aspirateur. Mais, je dois le dire, je ne suis pas souvent satisfait. D'abord, il y a ce système ancestral de minuterie : il faudrait savoir avant de commencer à aspirer combien de temps ça va prendre... Et puis comme on ne voit pas le décompte du temps écoulé, on ne peut pas du tout gérer son nettoyage. Ça n'est même pas le fait de devoir remettre un jeton ou pas, c'est juste que, quand vous tenter d'atteindre un recoin difficile d'accès, c'est justement à ce moment-là que tout s'arrête... Bref ! Et c'est le même problème pour les lances haute pression d'ailleurs. Et puis, il y a aussi, sur les bornes qui donnent accès à deux aspirateurs à la fois, le fait que l'on ne sait jamais si on a pris le bon tuyau ou non. Et pour les ranger ces tuyaux, ça n'est jamais pratique non plus. Ce qui m'étonne c'est que ces problèmes ergonomiques ont été réglés dans la distribution de carburant, non ? La puissance des aspirateurs aussi laisse à désirer, je trouve, la plupart du temps. Je le remarque quand j'essaie de déloger de la poussière ou des miettes dans des endroits inaccessibles. Entre les sièges et les boucles des ceintures de sécurité par exemple. N'y aurait-il pas moyen d'adapter les embouts des tuyaux* ou de proposer des niveaux d'intensité d'aspiration différents ? GL&SSA - Utilisez-vous d'autres équipements dans votre centre ? Antoine - Le tape-tapis, oui, bien sûr. Efficace, même si, les tapis ne redeviennent jamais noirs et restent grisâtres. Et même si, finalement aussi, on s'en prend plein la figure... En y repensant, je me dis que c'est tout de même assez archaïque comme accessoire, non ? C'est vrai, j'ai des collègues du BTP qui m'incitent à remplacer mes tapis en textile contre des tapis en plastique qui se lavent en un coup de jet... Mais, moi, je préfère cette sorte de moquette, c'est plus chaleureux, je trouve. Le plastique, c'est froid pour moi. Vous me dites qu'il existe de nouvelles bornes pour désinfecter : à vrai dire, je ne pense pas que je m'en servirai. En revanche, des bornes pour du petit matériel de lavage comme des lingettes, oui, pourquoi pas si j'ai oublié mon matériel ou que je viens sans l'avoir prévu. GL&SSA - Vous allez dans un centre de lavage intégré à une zone dédiée à la voiture. Est-ce important pour vous ? Antoine - Oui, effectivement, le tunnel où je vais est situé sur un parking de grande surface où il y a aussi une station essence, un centre pour les pots d'échappements et une grande boutique qui vend tout ce qu'il faut pour les voitures. C'est moins cher je pense que dans une petite boutique d'appoint de centre de lavage. C'est là que j'achète les quelques produits dont je me sers pour l'entretien de ma voiture, comme des lingettes. Et parfois aussi, oui c'est vrai, un accessoire pour diffuser une bonne odeur... Comme quoi ! J'y achète aussi mon produit pour enlever la sève sur la carrosserie. C'est plutôt pratique cette grande boutique : je ne suis pas passionné de voiture mais quand j'y entre, je peux trouver des choses qui m'intéressent. Et le fait que d'autres services pour la voiture soient regroupés là, je trouve ça bien aussi. Pour le côté pratique comme je le disais, mais aussi parce que c'est plus agréable et attrayant d'être entouré d'activité, plutôt que seul au milieu de nulle part, non ? D'ailleurs, je pensais en vous en parlant : pourquoi n'y aurait-il pas de centres de lavage à côté d'enseignes de restauration rapide ou même d'espaces de divertissement ? On en voit toujours à côté des grandes surfaces, parce que l'on est censé s'occuper de sa voiture en même temps. Et c'est vrai que c'est comme ça que ca se passe pour moi ! Mais finalement, ce ne sont pas les seules implantations intéressantes, je pense. C'est encore plus vrai pour les centres tels que celui où vous m'avez emmené : pendant la demi-heure de lavage, on aurait pu aller prendre un café ou déjeuner. GL&SSA - Qu'aimeriez-vous voir amélioré dans votre centre de lavage ? Antoine - La circulation : elle n'est ni claire, ni simple. Peut-être est-ce parce que la place manque, mais on est obligé de faire une manœuvre pour en sortir. Il y a aussi les moyens de paiement. Heureusement, pour le tunnel, on règle par carte bancaire à l'entrée. Mais pour l'aspirateur, il faut avoir des pièces, les bonnes, et en nombre suffisant... Sincèrement, je trouve ça nul. Sur ce sujet là aussi, c'est archaïque ! Ce serait tellement plus simple de tout payer en carte, sur une borne où l'on pourrait sélectionner une durée affichée par exemple, ou qu'elle soit décomptée après coup. Bref, un autre système ! C'est affligeant que dans un centre tout neuf comme celui-là, on en soit encore là... *Antoine ne connaissait ni la soufflette ni le lave-tapis. Une fois informé de leur existence, il se dit être très intéressé de les tester dès qu'il y en aura à sa disposition. MARIE MARTIN Antoine utilise quotidiennement son véhicule de fonction pour aller sur ses chantiers de travaux publics : boue, sable, gravillons et autres matériaux propres au BTP salissent sa voiture. C'est donc sur un rythme mensuel qu'Antoine se rend dans un centre de lavage. Nettoyer l'intérieur de sa voiture avec un aspirateur demande une bonne gestion du temps, confie Antoine, ce qui n'est pas toujours facile selon lui. Antoine opte pour un programme haut de gamme avec lustrant car il apprécie que sa voiture brille. Résultat garanti ! Antoine apprécie le tunnel, et le lavage complet extérieur qu'il permet. « Le tout automatique c'est tout simplement plus facile, plus rapide et plus agréable puisque je peux rester dans ma voiture sans rien avoir à faire », nous confie-til. Crédits photos : Martin