Dans une tribune, Cédric Fontaine, dirigeant de l'entreprise Fontaine Ingénierie (société spécialisée dans la récupération et le recyclage de l'eau) revient sur le non-sens que représente, selon lui, la fermeture de toutes les stations de lavage en période de restriction, quelle que soit leur consommation :
" Fermer TOUTES les stations de lavage pendant un arrêté sécheresse : la mesure qui décourage ceux qui économisent l'eau !
Deux stations, le même jour, le même arrêté :
- L'une lave un véhicule avec 5 litres d'eau potable — 98 % d'eau recyclée.
- L'autre en consomme 160, branchée en direct sur le réseau.
Les deux ferment. Même date. Même sanction.
Le gérant qui a investi des dizaines de milliers d'euros dans son recyclage découvre que son investissement ne sert à rien précisément le jour où il devait servir.
Le message envoyé à toute une profession ? L'effort ne paie pas donc il s 'arrête.
Ma proposition : un seul indicateur, mesuré toute l'année : Le nombre de litres d'eau de ville (ou de forage) par véhicule lavé. Deux compteurs, une division.
De 0 à 10 L → ouvert toute l'année
De 10 à 20 L → fermeture dès le niveau d'alerte renforcée
Plus de 20 L → fermeture dès le niveau d'alerte
Trois raisons d'y venir :
- Un chiffre ne se raconte pas. Le greenwashing survit très bien aux labels déclaratifs — pas à une division.
- Le résultat compte, pas le moyen. Recyclage, eau de pluie, les deux : chaque site sa solution.
- Ça existe déjà. Victor Dansette vient de rouvrir sa station à Limoges après contrôle des services de l'État, en ne proposant que les programmes à l'eau recyclée et à l'eau de pluie. Ce qui a été arraché de haute lutte dans un cas particulier devrait être la règle générale.
Et un dernier point, juridique celui-là : le guide national précise que les mesures de restriction " ne sont pas applicables dès lors qu'il y a utilisation d'eaux de pluie récupérées ". Une station qui lave avec la pluie de sa toiture ne prélève rien dans la ressource. Elle ferme quand même.
Alors oui : fermons les stations de lavage quand la ressource est en tension. Mais laissons ouvertes celles qui le méritent ".
Un message proche de celui du président de la branche lavage de Mobilians, dont l'interview est à retrouver dans le dernier numéro de Guide Lavage.
Dans une tribune, Cédric Fontaine, dirigeant de l'entreprise Fontaine Ingénierie (société spécialisée dans la récupération et le recyclage de l'eau) revient sur le non-sens que représente, selon lui, la fermeture de toutes les stations de lavage en période de restriction, quelle que soit leur consommation :
" Fermer TOUTES les stations de lavage pendant un arrêté sécheresse : la mesure qui décourage ceux qui économisent l'eau !
Deux stations, le même jour, le même arrêté :
- L'une lave un véhicule avec 5 litres d'eau potable — 98 % d'eau recyclée.
- L'autre en consomme 160, branchée en direct sur le réseau.
Les deux ferment. Même date. Même sanction.
Le gérant qui a investi des dizaines de milliers d'euros dans son recyclage découvre que son investissement ne sert à rien précisément le jour où il devait servir.
Le message envoyé à toute une profession ? L'effort ne paie pas donc il s 'arrête.
Ma proposition : un seul indicateur, mesuré toute l'année : Le nombre de litres d'eau de ville (ou de forage) par véhicule lavé. Deux compteurs, une division.
De 0 à 10 L → ouvert toute l'année
De 10 à 20 L → fermeture dès le niveau d'alerte renforcée
Plus de 20 L → fermeture dès le niveau d'alerte
Trois raisons d'y venir :
- Un chiffre ne se raconte pas. Le greenwashing survit très bien aux labels déclaratifs — pas à une division.
- Le résultat compte, pas le moyen. Recyclage, eau de pluie, les deux : chaque site sa solution.
- Ça existe déjà. Victor Dansette vient de rouvrir sa station à Limoges après contrôle des services de l'État, en ne proposant que les programmes à l'eau recyclée et à l'eau de pluie. Ce qui a été arraché de haute lutte dans un cas particulier devrait être la règle générale.
Et un dernier point, juridique celui-là : le guide national précise que les mesures de restriction " ne sont pas applicables dès lors qu'il y a utilisation d'eaux de pluie récupérées ". Une station qui lave avec la pluie de sa toiture ne prélève rien dans la ressource. Elle ferme quand même.
Alors oui : fermons les stations de lavage quand la ressource est en tension. Mais laissons ouvertes celles qui le méritent ".
Un message proche de celui du président de la branche lavage de Mobilians, dont l'interview est à retrouver dans le dernier numéro de Guide Lavage.